Poetry is the journal of the sea animal living on land, wanting to fly in the air. Poetry is a search for syllables to shoot at the barriers of the unknown and the unknowable. Poetry is a phantom script telling how rainbows are made and why they go away. Poetry is an echo, asking a shadow to dance - Carl Sandburg..........Poetry should be great and unobtrusive, a thing which enters into one's soul, and does not startle it or amaze it with itself, but with its subject - John Keats .........Poetry is the breath and finer spirit of all knowledge - William Wordsworth ..........Poets utter great and wise things which they do not themselves understand - Plato .........No man was ever yet a great poet, without being at the same time a profound philosopher. For poetry is the blossom and the fragrance of all human knowledge, human thoughts, human passions, emotions, language - Samuel Taylor Coleridge .........One demands two things of a poem. Firstly, it must be a well-made verbal object that does honor to the language in which it is written. Secondly, it must say something significant about a reality common to us all, but perceived from a unique perspective. What the poet says has never been said before, but, once he has said it, his readers recognize its validity for themselves - W. H. Auden ...........Poetry is just the evidence of life. If your life is burning well, poetry is just the ash - Leonard Cohen .........There is a pleasure in poetic pains which only poets know - William Cowper .........Genuine poetry can communicate before it is understood -T. S. Eliot ..........Poetry heals the wounds inflicted by reason - Novalis...........He who draws noble delights from sentiments of poetry is a true poet, though he has never written a line in all his life - George Sand .........A poem is never finished, only abandoned - Paul Valery ........A poet is a bird of unearthly excellence, who escapes from his celestial realm arrives in this world warbling. If we do not cherish him, he spreads his wings and flies back into his homeland - Kahlil Gibran.............Poetry should strike the reader as a wording of his own highest thoughts, and appear almost a remembrance - John Keats..........To be a poet is a condition, not a profession - Robert Frost........A poem is true if it hangs together. Information points to something else. A poem points to nothing but itself - E. M. Forster.........Publishing a volume of verse is like dropping a rose petal down the Grand Canyon and waiting for the echo - Don Marquis...........Poetry is not a turning loose of emotion, but an escape from emotion; it is not the expression of personality, but an escape from personality. But, of course, only those who have personality and emotions know what it means to want to escape from these things - T. S. Eliot ..........You can tear a poem apart to see what makes it tick. You're back with the mystery of having been moved by words. The best craftsmanship always leaves holes and gaps so that something that is not in the poem can creep, crawl, flash or thunder in - Dylan Thomas .........Poetry is boned with ideas, nerved and blooded with emotions, all held together by the delicate, tough skin of words - Paul Engle......... There is not a joy the world can give like that it takes away! Lord Byron

Hommage à Mahmoud Darwich

 

par  RFI

Nadwah - Hong Kong - 13 August 2008

(Source : Théâtre de l'Odéon)

 

Mahmoud Darwich est mort samedi dans un hôpital du Texas où il avait été hospitalisé pour une opération à cœur ouvert. Depuis cette intervention chirurgicale, il était resté dans un état critique. A Amman, l'ambassadeur palestinien a fait savoir que le président Abbas enverrait un avion aux Etats-Unis pour rapatrier la dépouille du poète. D'autre part, les Palestiniens ont demandé à Israël que le défunt puisse être enterré dans sa Galilée natale. L'Autorité palestinienne a décrété un deuil de 3 jours. Portrait d'un auteur engagé traduit en 40 langues.

 

Le poète palestinien Mahmoud Darwich.
(Photo: DR)

Lorsque Mahmoud Darwich voit le jour en 1941 en Galilée, cette région fait encore partie de la Palestine sous mandat britannique. Sept ans plus tard, la naissance de l’Etat hébreu déclenche la première guerre israélo-arabe. Et comme des centaines de milliers de Palestiniens, la famille de Mahmoud Darwich est chassée par les combats.
Après un court exil au Liban, les Darwich reviennent clandestinement en Israël pour y découvrir que leur village a été rasé. Le jeune Mahmoud étudie, commence à écrire, et milite au sein du Parti communiste israélien, le Maki.

 

Puis ce sont les années d’exil, notamment à Moscou, à Paris et au Caire. Des années qui voient s’affirmer l’un des plus grands poètes arabes, dont l’œuvre est intimement liée au destin de son peuple. Mahmoud Darwich écrit l’occupation, l’attachement à la terre, le conflit, mais aussi l’amour et le désir. En 1964, l'un de ses poèmes Je suis arabe, tiré de son recueil Rameaux d'olivier, dépasse cependant la seule cause palestinienne pour devenir un hymne chanté dans tout le monde arabe. 

Le poète est membre de l’Organisation de libération de la Palestine, dont il intègre le comité exécutif en 1987. Il claquera la porte de l’OLP en 1993 pour protester contre le Processus d’Oslo. Mais il choisira tout de même de s’installer en Cisjordanie, dans la foulée des accords de paix.De passage en France il y a quelques semaines pour une lecture de ses textes, Mahmoud Darwich déclarait : « Je veux être lu comme un poète, pas comme une cause ».


 

Hommage contrasté en Israël


« C’est un symbole palestinien qui disparaît », reconnaît le quotidien Maariv. En Israël, on rappelle que Mahmoud Darwich s’est opposé jusqu’au bout aux accords d’Oslo et, qu’après leur signature, il a donné sa démission du Conseil national palestinien.

« Poète, ami et adversaire », c’est ainsi que l’écrivain israélien Avraham B. Yehoshua définit Darwich. « J’ai toujours regretté, affirme-t-il, qu’il ait décidé de quitter de son propre gré Israël. Mahmoud Darwich, affirme encore Yehoshua, était un partenaire difficile et critique, mais digne de ce nom ».

Un chroniqueur accuse le poète palestinien d’avoir tout simplement « abandonné » son propre peuple. Il rappelle une petite phrase de Darwich dans une interview au quotidien Haaretz : « la guerre entre Israël et les Palestiniens n’est pas seulement militaire, mais aussi culturelle, et peut-être surtout, littéraire ».

Et en Israël, on se souvient d’un autre incident : en 2000, la décision du ministre de l’Education, Yossi Sarid, du parti « colombe » Meretz, d’inclure ses poèmes dans les programmes scolaires avait provoqué une crise politique. Le Premier ministre avait estimé que les Israéliens n’étaient pas encore mûrs pour une telle décision. Il s’agissait d’Ehud Barak.

Michel Paul - Jérusalem - RFI

 


 

« A ma mère » (1966)

J’ai la nostalgie du pain de ma mère,
Du café de ma mère,
Des caresses de ma mère...
Et l'enfance grandit en moi,
Jour après jour,
Et je chéris ma vie, car
Si je mourais,
J'aurais honte des larmes de ma mère !

Fais de moi, si je rentre un jour,
Une ombrelle pour tes paupières.
Recouvre mes os de cette herbe
Baptisée sous tes talons innocents.
Attache-moi
Avec une mèche de tes cheveux,
Un fil qui pend à l'ourlet de ta robe...
Et je serai, peut-être, un dieu,

Peut-être un dieu,
Si j'effleurais ton coeur !
Si je rentre, enfouis-moi,
Bûche, dans ton âtre.
Et suspends-moi,
Corde à linge, sur le toit de ta maison.
Je ne tiens pas debout
Sans ta prière du jour.
J'ai vieilli. Ramène les étoiles de l'enfance
Et je partagerai avec les petits des oiseaux,
Le chemin du retour...
Au nid de ton attente !


Quelques ouvrages:

Ne t'excuse pas, Sindbad/Actes Sud ; Etat de siège, Sindbad/Actes Sud ; Murale, Actes Sud ; La Palestine comme métaphore, Sindbad/Actes Sud ; Palestine, mon pays : l'affaire du poème, Edition de Minuit ; Une mémoire pour l'oubli, Actes Sud ; Chronique de la tristesse ordinaire, suivi de Poèmes palestiniens, Cerf ; Plus rares sont les roses, Minuit.

 

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